mercredi 28 septembre 2011

dans ma course

Lausanne c'est en pente
Alors quand on est en haut, il suffit de descendre pour aller en bas, vers le lac
Et quand on est au lac, et bien on remonte péniblement en se mettant à l'ombre plutôt qu'au soleil.
Et l'autre jour j'étais en retard pour aller chercher monfils à la garderie
Et même j'étais en retard et triste.

Mais j'ai de la chance parce que ma maison elle est plus haut que la garderie
Alors j'ai couru, couru, sans grand effort puisque ça descend,
Et quand on est en train de courir, c'est drôle mais tous les gens ont soudainement envie de vous parler!
Le gérant de la pizzeria Pinocchio avec sa fiat jaune
Les gens qui fument dehors
Les dames que vous contournez au dernier moment (mais elles elles n'ont pas des choses gentilles à dire)
J'ai compté on m'a dit 4 fois bonjour! (dont une fois un "bonjour, bonjour" mais ça en fait 2 d'un coup)
Ca m'a fait plaisir, m'a mise en joie et je suis remontée doucement, j'ai pris le temps de regarder les pelleteuses et de remercier les ouvriers de la jolie démonstration et aussi de remonter le rolser d'une mamie.

Aujourd'hui aussi j'ai couru, même si je n'étais pas en retard.
Et après j'ai aidé une dame qui avait eu un accident il y a 4 ans, on l'avait retrouvée au bout de 7 jours toute tordue, toute seule chez elle, "là haut on n'avait pas voulu d'elle". Moi je lui ai juste mis ses achats sur le tapis roulant du supermarché, mais elle m'a dit merci et "vous vous n'êtes pas d'ici... vous êtes du sud, vous sentez la méditerranée"... c'était gentil.

En sortant j'ai croisé une maman de la garderie qui courait en descendant!

mardi 20 septembre 2011

jeudi 15 septembre 2011

Youpi!



mais alors eux ils sont pas croyables en revanche...

mercredi 14 septembre 2011

What rhymes with your name?


souris
ici
lovely
petit
souci
jolie
biscuit
vie
J

Ici mon initiale ne se prononce pas comme chez moi : on dit "ij" (ça écorche)

Je pensais qu'être exilée ou expatriée c'était bath. En fait je ne suis pas dans un pays bath et je ne suis pas vraiment non plus exilée (et intellectuelle)... en fait je suis un peu mate non déclarée.

Ici on fait 3 fois la bise pour dire bonjour, mais personne ne me la fait
Ici je n'ai pas de discussions sauf avec des passants-institutions-ramasseurs de feuilles et des enfants; d'ailleurs,
ICI PERSONNE NE M'APPELLE PLUS PAR MON PRENOM...
Ici je suis maman, mademoiselle, ou madame (même mon fils trouve ça poilant de m'appeler madame)

Je vous l'accorde : j'aime être tarte, ne pas me faire remarquer, ou encore être comme un prestidigitateur qui rate tous ses tours...
Alors pourquoi est-ce que je ressens ça comme si on me lançait des tomates?
Si je pouvais être "cruche" comme je l'ai dit à quelqu'un virtuellement il y a peu de temps, c'est que la vraie vie me remplissait tout de même.
Ici je me sens vide de ne pas trouver de signes, d'écho,
Ici tous semblent indifférents à l'érotisme de Bataille,
Ici les mamans sont des guerrières amazones prêtes à faire du sport dès que les enfants sont à l'école (j'en ai même vu qui faisaient exprès d'arriver à la dernière minute pour avoir le privilège de courir en entendant la sonnerie et dépasser leur enfant!)
Ici je ne me trouve pas.

Le résultat c'est que je suis devenue très sensible à la signalétique, aux réclames, comme dans cette pièce : Est-ce que le monde sait qu'il me parle :




mais aussi

Je fais ce que je veux bordel!


ah, au fait, je m'appelle Julie

lundi 12 septembre 2011

Détails d'un petit mouchoir de la coop (ch)




J'aimerais raconter mon oncle, mon tonton A.
Mon tonton A. c'est un tonton vrai de vrai, un qui habite en province tandis que moi je suis à Paris, que je vois pour les vacances et les trucs en famille;
Par exemple dans la famille de mon tonton on baptise les enfants et tout et tout, alors une fois je suis venue à une communion et à un baptême.
Mon tonton il chassait le sanglier, et ramassait des trompettes de la mort.
Mon tonton il était aussi un peu le tonton de ma maman même si en vrai c'est son beau-frère.
Mon tonton s'était mariée avec ma tata quand elle avait 16 ans. Ça faisait plus de 40 ans.
Mon tonton il rigole tout le temps; je le jure, au moins depuis ma naissance. Même ma fille elle le dit.
Mon tonton s'était coupé un doigt à l'usine où il travaillait autrefois.
Mon tonton il faisait du vélo et du football; mais il sentait toujours bon.
Mon tonton il buvait de l'Ovomaltine tous les matins -dans un bol seulement! Et c'était mieux si c'était "une bonne femme" qui chauffait son lait.
Il mangeait aussi la vache qui rit avec du poivre moulu, et coupait le saucisson avec son opinel qui était dans sa poche.
Une fois dans la famille de mon tonton j'ai mangé des cuisses de grenouille et j'ai trouvé ça bon.
Mon tonton il avait un nez et des oreilles comme j'aime.
Quand j'étais petite et que j'allais chez ma tata et mon tonton; mon tonton il m'emmenait en voiture, en pédalo, en promenade, et ma tata aux commissions.
Je crois que tout le monde aimait mon tonton; et moi j'aimais aussi le fils de mon tonton!
Quand je voyais mon tonton c'est que j'étais chez ma mamie. Puis quand ma mamie est morte je suis tombée folle... et depuis, je ne peux plus retourner dans cette région; ça me fait trop de chagrin.
Alors ensuite mon tonton je le voyais quand on partait pour un mois à Noirmoutier avec mes parents, mes soeurs, et puis avec mes enfants et leur papa. Et il était encore trop sympa.
Quand il passait par Paris, je ne manquais pas de le cueillir à la gare de l'est pour lui faire coucou.

Cette année on n'est pas partis tous ensembles à Noirmoutier; c'est ma maman qui pouvait pas;
Cette année après ma maman, c'est lui qui a vacillé
On l'a opéré de rien du tout, puis on nous a dit il n'y a pas longtemps qu'en fait il était envahi.
Lundi on a dit "ça va aller vite"; mon tonton on comprenait plus ce qu'il disait quand il parlait.
Il ont mis des tas de tuyaux et samedi il est parti comme on dit.
Bah en fait c'était p't'être un peu trop vite.
Le pire, c'est qu'on ne sait même pas vraiment de quoi tonton A est mort.
Ce qu'on sait c'est qu'il sera enterré là où il connait le plus de monde.

vendredi 9 septembre 2011

Médée mère

Mémère, 7 ans et des brouettes (tiens aujourd'hui c'est le demi anniversaire du fiston), avec qui rien n'est jamais simple :



Je suis un peu fâchée aujourd'hui. Autant hier j'étais certaine de ma décision, autant aujourd'hui j'ai l'impression de faire mal.
J'ai refusé le passage en classe supérieure de Mémère. Parce qu'ici ils font un "stage" de deux semaines de rattrapage des cours puis tests pendant 1 semaine... Et déjà elle est avec des enfants de 2003... alors de 2002... j'ai dit non.
Mais... son père n'est pas d'accord.
Et en plus; j'ai la trouille qu'elle rentre seule et qu'il lui arrive ce que je lis à la une des magazines en passant devant le tabac-presse.
J'ai donc l'impression d'étouffer cette enfant. Mais je tiens vraiment à ce qu'elle soit une enfant (d'ailleurs c'est un bébé qui vit au pays des bisounours).



Si au lieu de lire son livre de lecture en 1h elle pouvait apprendre quelque chose d'utile... voler ?
(ça c'est le prix d'un gigot d'agneau)

jeudi 8 septembre 2011

Me calmer : une quête

Et me revoici...
Je raconte un peu ma vie, parce que quand même le blog c'est mon baromètre (et pas mon thermomètre huhuhu) : je dirais que je suis optimiste pour ma maman et j'ai tellement peur de l'issue promise à mon oncle que la tête me tourne et que je fais tout de travers en criant bien fort sur tout le monde.


#1 - Retour à l'école:

Forcément, après 4 jours où je n'ai pas "suivi" la scolarité de ma fille puisque n'y étant pas; j'ai cru défaillir : son agenda était couvert de "mots" : retard, devoirs non faits, apporter des chaussons de gym, redonner un numéro de téléphone, expliquer pourquoi je vis en France et elle en Suisse, penser à signer cette pu**** de page de correspondance chaque semaine, et si je veux elle peut changer de classe mais faut faire vite.
J'ai donc répondu des tartines, pris un rdv avec la maîtresse (dans 2h!), posé quelques signatures ça et là... en râlant!
Mais je dois dire que l'école de ma fille, c'est un peu celle d'Harry Potter!












#2 - Retour au pays des playmobils

Si si si : ils ressemblent un peu (sauf les cheveux)à des playmobils, avec cet espèce de sourire figé et leurs yeux grands ouverts (en écho à la bouche du sourire; et de telle sorte que la ligne des sourcils et celle de la lèvre du bas forment un soleil)...
D'ailleurs ils ont fait une campagne publicitaire d'un emblème national (les CFF, c'est un Suisse qui l'a dit) avec les bonshommes en plastique gentils



#3 - Retour à... euh je sais pas
Juste c'est bizarre cet arbre à plantes turgescentes...

parce qu'au pays des playmobils il n'y a pas de b**** ou de c*******... non?


A domani!

samedi 3 septembre 2011

Alice à Paris!


pour quelques jours



héhé!

si vous ne voyez pas bien voilà!

vendredi 2 septembre 2011

Merci pour le chocolat




toujours de plus loin!





jeudi 1 septembre 2011

Comment vivre dans une nouvelle ville saine-propre-nature-sportive quand on aime tellement sa mélancolie et son gris citadin...

Des petits bouts de Paris : les signalétiques, les grues, le canal Saint-Martin




Des petits bouts de maison comme un tissu à étoiles, des guirlandes, le garage on l'a pas emmené alors on en a fait, et puis le mobileOttodeMarilyn




Des petits bouts d'amis : la vachetrésordeDaniel, la meilleure amie depuis la crèche de mémère...



Mais je dois avouer que c'est bien plaisant de ramasser ses pommes, poires, cerises, noisettes, tomates, pommes de terre, courgettes, et de voir si bien pousser tout ce qu'on a planté (volubilis j30)





Plaît-il ?


# 1 : entendu dans la rue alors que je me rendais à la boulangerie; derrière nous, 2 femmes discutaient. Apparemment l'une des deux est propriétaire d'un "appartement" de 8m2.
Et elle racontait à l'autre comment elle avait dû expliquer à un homme qui prétendait à la location qu'elle le refusait "Parce que quand même un homme dans 8m2 avec ses vêtements c'est pas possible! Ca va forcément sentir le renfermé"
...

#2 : je suis pinailleuse, angoissée et de mauvaise foi... n'empêche que j'attends l'approbation de tous quand je vais vous exposer mes mésaventures avec une maîtresse.
Dès le 1er jour d'école, j'ai écrit (et signé) un mot dans l'agenda de ma fille pour sa maîtresse, pour lui demander une précision concernant la liste des fournitures. Elle me répond, je mets "vu" et je signe. Le lendemain un nouveau mot de la maîtresse qui me dit qu'il y a un classeur ORANGE (souligné) fourni par l'école que je ne dois pas acheter mais il faut pas oublier de mettre le classeur PAS ORANGE (souligné) dans le cartable de Mémère. N'étant pas vraiment allophone, je la remercie de cette précision et signe. Le vendredi je trouve enfin un dernier mot me demandant de bien remplir la première page d'informations, ce que je fais, puis comme une bonne élève un tantinet fayotte, je l'indique à côté du mot de la maîtresse en signant.
Lundi : la maîtresse me met un mot en me demandant de signer la page 11... la page 11 c'était la page de correspondance de la semaine entre la maîtresse et moi. Combien de fois l'avais-je signée cette page 11??? 4 fois! Mais jamais à l'endroit où il est indiqué Signature des parents.
...